La Fabrique de Poupées

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Artisan fabricant (inscrit annuaire des métiers d'art SEMA ) pour particuliers - Revendeurs


Poupées et Ours
MADE IN FRANCE

 Catherine  Buchaudon, poupetière et restauratrice                    Bienvenue dans ma bulle de rêve 

Mis à jour le 01/09/2010
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Questions à propos de la restauration de poupées

 Interwiew sur le métier de restaurateur de poupées 
Interwiew sur le métier de restaurateur de poupées
Zoom

Pas à pas d'une restauration dite en trompe l'oeil
Zoom

Restauration d'un Ichimatsu

J'ai accordé une interwiew au magazine 'Le chineur' sur le métier de restaurateur de poupées (parue dans le N° 144), je vous en communique de larges extraits (extraits avant parution) :

  • En général : quelles sont les poupées que l’on peut restaurer ?

Les poupées ont été confectionnées avec tellement de matériaux différents ! D’ailleurs, il y a sûrement peu d’objets qui ont eu un tel parcours.

De nos jours, beaucoup de matières peuvent se remettre en état.

Lors du premier contact avec le client, j’attache beaucoup d’importance à discerner ses attentes. C’est à ce moment là, que pour le débutant ou le néophyte, je présente la démarche du restaurateur.

 

 

  • Vous, quels types de poupées restaurez vous ?

La plupart de mes clients, collectionneurs de poupées ou propriétaires de poupées de famille me présentent une poupée à tête en porcelaine à corps en bois et composition. Ensuite, viennent les oïds comme le celluloïd, le novoïd, etc parce que c’est le poupon de l’enfance que l’on retrouve blotti au fond d’une armoire. Cependant toutes les restaurations de cellulo ne sont pas à conseiller, c’est une matière instable.

Je restaure également les corps en cuir, en tissu. Plus rarement, par exemple, on me confie les poupées en cire, les têtes enduites en poudre de coquillage de Ichimatsu, des santons, etc

 

 

  • Quelles caractéristiques présentent-elles quand on vous les amène et quels types de restaurations les plus fréquentes avez-vous à effectuer ?

Ces petites malades peuvent souffrir de bien des maux. Ainsi les restaurations les plus courants sont : les membres désarticulés, égratignés, manquants, des doigts cassés, les yeux tombés ou manquants, la tête brisée et quelquefois en mille morceaux ! On trouve également les perruques fatiguées, un besoin de désinfection ou d’une bonne toilette et pour finir la confection des habits.

 

 

  • Pourquoi les restaurer ?

La plupart du temps pour consolider une poupée fragilisée par le temps.

Mes clients veulent aussi installer leur poupée dans leur intérieur par souci de décoration, par nostalgie ou parce que ce sont des collectionneurs. Aussi ils souhaitent que l’objet soit sain et présentable.

Et il y a les accidents, un chat, un enfant qui passent par là et la poupée est cassée,  Dans ce cas, c’est la tête qui prend et c’est une restauration de la porcelaine qu’il faudra effectuer.

J’ai à plusieurs reprises, eu des restaurations à la suite d’un incendie.

Il y a de tout !

 

 

  • Suivant la technique, le support, l’époque, l’état, le processus de restauration diffère-t-il ? Comment devez vous procéder ?

Oui bien sûr, et c’est là qu’il est important de bien connaître l’histoire de la Poupée et des méthodes des différents fabricants. Comme je fabrique également des rééditions de poupées de collection, que je coule la porcelaine, le papier mâché j’ai la connaissance des étapes de fabrication. Je peux fabriquer des pièces détachées (par exemple, je possède une collection de moules de mains Jumeau, SFBJ, etc) C’est un atout supplémentaire.

On ne va pas remonter un corps Jumeau comme on va remettre des élastiques à un Petitcollin.

 

  

  • Travaillez-vous dans la tradition ou amenez-vous à ce savoir-faire une certaine innovation personnelle ?

Je m’applique à respecter la tradition, je refais sûrement le même geste que l’ouvrière de la SFBJ en ligaturant un élastique, en fabriquant un système d’yeux dormeurs, en utilisant le même vernis ou autres matériaux anciens.

Par contre pour restaurer une porcelaine brisée, faire en sorte que l’on entende plus le son de la fêlure j’utilise des produits plus actuels.

De même pour les manques, les enduits de corps, j’utilise une pâte à restaurer qui demande bien moins de ponçage qu’avant.

 

 

  • Quels outils, matériaux, produits, procédés utilisez vous ? Quelles sont les précautions à prendre ?

C’est très vaste !

Cela va du scalpel à la pince à claper du chirurgien en passant à la toile émeri et l’aérographe.

C’est aussi surtout de l’huile de coude et une bonne dose de patience  qu’il faut !

Les produits sont très nombreux, certains pas très sympas pour la santé

Côté précautions, j’utilise des produits réversibles qui ne dégradent pas l’objet.

Et comme je remets en état un objet de collection, je me dois de ne pas faire d’anachronisme ou de le dénaturer.

Je vois arriver quelquefois des objets qui sont passés dans les mains de « réparateur «  peu scrupuleux, tête cellulo découpée pour élargir le cou pour mieux accéder aux yeux, remontage d’élastique fantaisiste.

 

 

  • Quels conseils pourriez-vous donner pour conserver sa poupée le plus longtemps possible ?

Comme tout objet qui a traversé le temps, la poupée est devenue fragile. Il faut donc l’installer à l’abri des rayons du soleil, de la lune. Elle n’apprécie pas du tout les variations atmosphériques.

C’est encore plus vrai pour les familles des celluloïds. En séchant, cette matière devient cassante comme du verre.

Si vous installez votre poupée dans votre intérieur, asseyez là confortablement dans un fauteuil. Si elle ne plie pas les jambes, faites l’acquisition d’un support.

Mais avant toute nouvelle installation vérifiez bien la bonne tenue des élastiques. Lorsque la tête dodeline, le poids de cette dernière entraine facilement la poupée dans sa chute.

 

 

  • Eventail de prix combien coûte une restauration selon les travaux à effectuer

Je peux vous donner des tarifs à partir desquels je me base, toutefois il faut savoir que derrière un type de restauration il peut y avoir des travaux supplémentaires à effectuer.

Par exemple, pour une réfection d’élastique, il peut y avoir une restauration des coupelles des membres, des crochets à ajouter, …

Une réfection d’élastique peut être plus complexe.

Pour une restauration de porcelaine un supplément sera pris pour un décollage, c’est en effet bien souvent une opération minutieuse et qui prend du temps.

Revoir les tarifs sur la page « La restauration des poupées »

 

 

Un sujet que j’avais abordé et auquel j’attache beaucoup d’importance, mais non paru dans le magazine

  • En restauration de poupée, avez-vous différents types de clients ?

Effectivement, j’ai la plupart du temps des personnes qui veulent retrouver la poupée qu’ils connaissaient et qui hélas est en mille morceaux !

Ces personnes veulent une restauration invisible, je leur propose donc  une restauration dite en trompe l’œil. Je vais démonter, et recoller les morceaux, reconstituer des manques si besoin et ensuite retrouver la couleur d’origine.

A cette étape, je ne vais surtout pas repeindre entièrement la tête mais simplement aérographer  les endroits cassés. Avec cette méthode, je garde l’essentiel des traits peints par l’ouvrière d’autrefois.

Autre client, le collectionneur qui lui cherche uniquement à consolider sa poupée. Une restauration dite de musée s’impose.

 

  •  Pour restaurer une tête en porcelaine

Bien des fois, le propriétaire de la poupée a déjà cherché à recoller les morceaux  de porcelaine. Devant un résultat peu probant, on fait appel à mes services.

Dans un premier temps j’observe attentivement, repère les morceaux et les démonte j’ôte la colle.

Le nettoyage est très important, il ne faut pas abîmer les repères et les pièces très propres.

Ensuite, je cherche à reconstituer le puzzle, j’observe encore les dépouilles, les contre-dépouilles. Si les morceaux sont très nombreux, petits, je note même des repères sur la porcelaine.

Puis je colle les morceaux, je dois sentir aucun relief sous le doigt ! 

Je procède ensuite à remplir les vides des écaillures, des manques si besoin.

Avant de passer à la phase de la couleur, mon travail ne doit pas faire apparaître de défauts de surface.

Ensuite, c’est la recherche de couleur de peau une phase très longue et primordiale. Puis d’autres si besoin joues, sourcils, lèvres, … Je travaille à l’aréographe puis au pinceau

Je protège mon travail et ensuite je peux passer au remontage des yeux, de la tête, …



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